La véritable destination du Vol 714 pour Sydney...
Parution du 1er volume : le 24 mars 2025
Un essai de haut vol !
Si Hergé a souvent conçu l’élaboration de son œuvre autour de diptyques célèbres (Le secret de la Licorne & Le trésor de Rackham le Rouge ou Objectif Lune & On a marché sur la Lune), il nous paraît évident que les trois derniers albums de la série sont les trois piliers d’un seul et même projet, que nous pourrions intituler ainsi : En finir avec Tintin.
La véritable destination du vol 714 est en vente depuis le 24 mars 2025.
Pourquoi un nouveau survol d’une aventure de Tintin ?
Pour partir à la découverte de la véritable destination de l’album Vol 714 pour Sydney...
Et indiquer enfin à quel endroit précis de l’album l’inconscient de Hergé est allé placer ce nombre devenu mythique pour des lecteurs de 7 à 77 ans : le 714.
Les affinités de Hergé pour l’ésotérisme, l’occultisme et les symboles cachés ne sont plus à démontrer. La passion du créateur de Tintin pour la radiesthésie se révèle sans détour à travers le personnage de Tournesol. Certains ont même cherché à imposer l'idée que le créateur de Tintin aurait été un adepte de la franc-maçonnerie en additionnant des chiffres (7+1+4...) ou en inversant le sens des lettres de certains mots... Mais laissons tout cela de côté. Car si l’œuvre de Hergé mérite plus qu’une simple lecture, c’est-à-dire une véritable plongée dans ses arcanes, ce n’est pas pour y chercher avec obstination des influences mythologiques, ou des indices déposés à l’attention de quelques initiés.

Le vol 714 n’aura pas lieu...
Il est amusant de constater que le seul avion qui vole, dans cette aventure de Tintin, est celui qui sera détourné... Et que les deux avions qui donnent leur titre à l’album ne bougeront pas du tarmac de l’aérodrome de Jakarta. On peut donc se poser la question de savoir si, après un vol de bijoux qui n’aura jamais lieu, Hergé a souhaité raconter l’histoire d’un avion qui n’arrivera jamais à destination, sauf dans la tête des lecteurs les plus optimistes...
En guise de promesse..
Relire les albums conçus par Hergé, après celui qui lui a permis de mieux vivre avec ses névroses (Tintin au Tibet), en s’accordant une liberté totale d’interprétation, et en négligeant tout ce qui a déjà été dit et écrit, c’est se donner le droit et la possibilité de se rapprocher du privilège que les créateurs, qu’ils soient littéraires, mélomanes, statuaires ou picturaux, espèrent vivre un jour de leur vie : celui qui fait de l’initiateur d’une création le spectateur de son propre travail, ou plus précisément, lorsque le produit de la pensée acquiert une telle autonomie qu’il devient évident que l’artiste est le jouet de son œuvre.

Un essai de haut vol !
Nous vous proposons de revisiter l’album Vol 714 pour Sydney de Hergé et de vous dévoiler un point de vue inédit sur cet album parfois critiqué, comme le fit Pierre Assouline en qualifiant un peu trop vite Vol 714 pour Sydney :
« d’album de trop... »
Le premier volume de la série : en finir avec Tintin...
Au sujet de Vol 747 pour Sydney... Hergé a déclaré : « Là, j’ai voulu changer, revenir à l’Aventure avec un grand A... sans y revenir vraiment ». Il aurait pu dire également, à propos de la première et de la dernière case de l'album : « Là, j’ai voulu dessiner un avion prêt à décoller, mais en laissant planer ce doute : décollera-t-il vraiment ? »
Choisissez votre version !
Les deux essais sont d’un contenu similaire, seuls la qualité de la couverture et le format changent. Si vous souhaitez conserver longtemps votre exemplaire de La véritable destination du Vol 714, alors optez pour la version luxe...
Des diptyques au triptyque
Si Hergé a souvent conçu l’élaboration de sa création autour de diptyques célèbres (Le secret de la Licorne & Le trésor de Rackham le Rouge ou Objectif Lune & On a marché sur la Lune), il nous paraît évident que les trois derniers albums de la série sont les trois piliers d’un seul et même projet, que nous pourrions intituler ainsi : En finir avec Tintin.
Ainsi, dans Les Bijoux de la Castafiore, Hergé ridiculise Tintin et sa propension maladive de faire de son prochain le coupable potentiel de mauvaises actions, dès que son prochain peut lui permettre de ne pas se remettre question… Dans Vol 714 pour Sydney, Hergé explique à Tintin que le voyage le plus important est celui que doit accomplir la pensée et que toutes ses gesticulations passées à travers le monde ne lui auront pas permis de se rapprocher d’une spiritualité apaisante… Et dans Tintin et les Picaros, Hergé fait admettre à son héros que les gentils et les méchants sont finalement des êtres interchangeables.